PERSONNAGE CADAC
Parvine Curie
Exposition collective
19/03/2026 - 16/05/2026
Espace du 4
La Galerie LOFT vous invite à découvrir les journaux intimes de quatre femmes artistes : Hajar Satari, Parvine Curie, Liên Hoàng-Xuân et Margaux Derhy.
Chacune cherche à inventer son propre langage plastique à partir de ses expériences de vie et de ses récits familiaux, qu’ils prennent racine dans son pays d’origine ou dans son pays d’adoption. Empreintes d’intimité, leurs œuvres composent une cartographie de ces identités plurielles.
Artiste iranienne aujourd’hui installée en France, Hajar Satari retranscrit dans son travail ses expériences quotidiennes : l’atelier, l’espace domestique, mais aussi les montagnes de haute altitude. Elle s’attache à matérialiser les différentes échelles temporelles qu’elle perçoit dans ces lieux qui constituent le socle de sa vie et de sa pratique artistique.
D’origine franco-iranienne, Parvine Curie est née et a grandi en France. Après avoir parcouru l’Europe, elle s’installe à Barcelone. Son œuvre reflète sa vie de femme et de mère, tout en intégrant les architectures qui ont jalonné ses voyages comme les temples, pyramides, églises, notamment celles de Catalogne. Ces formes deviennent les témoins de ses observations et de ses transformations intérieures.
Artiste française, vietnamienne et tunisienne, Liên Hoàng-Xuân tisse des liens entre ces territoires afin d’imaginer des lieux hybrides. Avant d’obtenir son DNSAP à l’École des Beaux-Arts de Paris, elle a été diplômée de l’Académie des Beaux-Arts de Beyrouth au Liban. Elle crée un dialogue entre ces villes du « Sud de nulle part », traversées de câbles électriques et de barres d’immeubles, où se mêlent références autobiographiques et paysages urbains peuplés de figures mystiques.
Franco-marocaine, Margaux Derhy mène quant à elle une quête profonde de ses origines, développant un langage artistique singulier à travers des broderies, des fresques et des toiles qui racontent son histoire familiale. À partir d’archives photographiques — notamment celles de sa famille paternelle, qui a quitté le Maroc en 1967 — elle interroge ce qui a été perdu, tu, altéré ou transformé par l’exil, la migration et les processus d’assimilation. Son atelier à Massa, au Maroc, où elle collabore avec des femmes de la région, ainsi que la fondation du Cercle de l’Art en 2020 — une initiative dédiée au soutien des femmes artistes francophones — prolongent cet engagement à la fois intime et collectif.
Figures maternelles, sentiments familiaux et amoureux, trajectoires personnelles et réappropriation des origines, ces artistes explorent différentes formes d’expression en mobilisant archives et souvenirs pour donner naissance à des œuvres profondément personnelles, où l’intime devient universel.
Margaux Derhy est née en France d'une mère française et d'un père marocain berbère. Elle a étudié à Londres à la Central Saint Martins et a obtenu un master en peinture au Royal College of Art. Elle vit et travaille actuellement entre Paris et Massa, au Maroc. Sa pratique explore la mémoire, la transmission et les complexités de la pluridentité à travers la peinture et la broderie. À partir d'archives photographiques, notamment celles de sa famille paternelle qui a quitté le Maroc en 1967, elle examine ce qui est perdu, passé sous silence ou transformé par la migration et l'assimilation.
D’origine Franco-iranienne Parvine Curie naît à Nancy en 1936. Après ses études elle part visiter l’Europe et décide de s’installer à Barcelone en 1957 en découvrant l’art catalan. Elle pratique la sculpture en autodidacte, suivant les conseils du sculpteur Marcel Marti avec lequel elle a un fils, David en 1959. En 1970 elle s’installe à Paris et présente salon de la jeune sculpture l’œuvre Première mère qui va marquer le sculpteur François Stahly. Il l’invite à venir travailler à ses côtés à l’atelier collectif du Crestet (Vaucluse). Parvine y apprend les bases du métier, la taille du bois et de la pierre. Elle épouse Stahly 1975 et réalise par la suite de nombreuses commandes publiques. Son œuvre au départ plus hiératique va ensuite évoluer vers un style plus dynamique. Ses sculptures, entre figures et architectures, et fortement inspirées des lieux qu’elle a visités, sont marquées par des lignes et des matériaux épurés et manifestent son désir constant de questionner l’espace et la lumière.
Artiste d’origine vietnamienne, tunisienne et française, Liên Hoàng-Xuân est née à Paris en 1995. Multidisciplinaire, ses installations, peintures, gravures et vidéos lui permettent de mêler des souvenirs à un imaginaire amoureux au sein d’une ville fictionnelle, qu’elle nomme le « Sud de Nulle Part » : un entremêlement de Tunis, Saigon et Beyrouth.
Mon temps de création se partage entre trois lieux d’expérience : l’atelier, mon domicile et les milieux montagnards de haute altitude. Ces lieux forment ensemble le socle de ma vie d’artiste. Dans chacun d’eux, je cherche à matérialiser des échelles temporelles singulières, en m’appuyant sur un rapport ralenti et une perception diluée du temps – un état que j’avais déjà exploré par la consommation quotidienne de l’opium.