Petite Femme H.3M
Wang Keping
Exposition collective
10/09/2020 - 16/09/2020
ART PARIS fait sa rentrée au Grand Palais. Nous avons le plaisir de vous accueillir au salon ART PARIS pour découvrir l'exposition inédite autour du monumental. La Galerie LOFT, forte de nombreuses expériences depuis la fin des années 2000, s’est récemment spécialisée dans la mise en place de projets de sculptures monumentales. Pour Art Paris 2020, nos plus grands artistes, Wang Keping, Yazid Oulab, Francesco Marino Di Teana et Philippe Hiquily, seront mis à l’honneur avec des pièces inattendues ou familières, mais toujours surprenantes et captivantes de par leurs dimensions hors normes.
Né au cœur d’une famille de paysans, Francesco Marino di Teana fut tour à tour berger puis apprenti maçon en Italie (Teana), chef de chantier, architecte et étudiant des Beaux-Arts en Argentine (Buenos Aires) avant de s’installer à Paris en 1953. À la fois peintre, sculpteur, architecte, poète et philosophe, il devient un des plus importants sculpteurs de la seconde moitié du XXe siècle par ses théories sur la logique tri-unitaire et la sculpture architecturale. Représenté pendant plus de vingt ans par la mythique galerie Denise René et lauréat de prestigieux prix artistiques, il est reconnu par les plus grands créateurs et critiques d’art de son temps. Précurseur des Monumenta du Grand Palais grâce à ses Fontaines Monumentales (9m de haut pour 16m de long) réalisées en collaboration avec Saint-Gobain, il a réalisé plus de 40 sculptures monumentales réparties en France, dont la plus haute sculpture en acier d’Europe, la Liberté de 20m de haut (Fontenay-sous-Bois). Représentant de la Biennale de Venise de 1982 pour l’Argentine, son œuvre fait l’objet d’une grande rétrospective au Musée d’Art Moderne de Paris en 1975 et du Prix de l’Académie des Beaux-Arts en 2009.
Né à Montmartre en 1925, Philippe Hiquily est un artiste singulier, sculpteur, mais aussi créateur de mobilier, de bijoux, de gravures et d’œuvres expérimentales cinétiques et électroniques. Son travail est principalement axé sur des jeux de formes et d’équilibres et des « accouplements » de sculptures et d’objets. Qu’elles soient en fer, en laiton ou en acier, stabiles ou mobiles, petites ou monumentales, ses sculptures possèdent toutes ce même principe, l’art doit être drôle, ludique et esthétique. Mouvements, courbes et matières sont autant de manières de donner vie au métal métamorphosé en support d’érotisme. De New-York à Paris, des Musées d’Arts premiers aux Salons de la Noblesse, cet amoureux des femmes, protégé de Germaine Richier, ami d’Arman, César, Jodorowsky ou Alain Joufroy, Officier de L’Ordre National des Arts et Lettres, bon vivant et grand amateur de cigares a su, tout au long de sa vie, totalement bouleverser notre regard sur la sculpture.
Artiste aux mille facettes et à l’âme ancestrale Yazid Oulab semble nourri par des siècles de civilisations. Il se présente tel un interprète et un messager, capable d’analyser et de transcrire par des objets simplifiés des millénaires d’histoires culturelles, sociales et spirituelles. Fils d’un père ouvrier-mécanicien-agriculteur et d’une mère professeure de français, Yazid Oulab est un véritable « conteur d’Histoire(s) ». Il incarne la figure de l’artiste accompli, celui qui, loin des excès propres à nos sociétés actuelles, est prêt à donner à l’art ses nouvelles lettres de noblesse. Incontestable amoureux du geste, poète fasciné et fascinant pour qui le regard fait naître le sens, témoin infatigable du monde qui l’entoure, ses œuvres ; sculptures-objets, mais aussi peintures, installations ou vidéos ; sont autant d’outils d’expression et de communication qui nous poussent à considérer la pluralité culturelle de notre époque tout en mesurant la portée historique de toute chose.
Wang Keping est l’un des membres les plus éminents du groupe Xing Xing, les Stars. Son travail de sculptures de bois, noircies par le feu, tourne tout d’abord autour de totems et d’idoles qui rappellent les figures tutélaires folkloriques du nord de la Chine et de la Corée, empreintes de primitivisme. Puis il s’oriente vers des formes simples aux lignes pures avec un choix restreint de thèmes : femmes à chignon, baiser/couple, oiseau, figure masculine à queue, paire de mamelles . La simplification et l’épuration progressive tourne pour certaines sculptures à l’abstraction et dans les meilleurs cas rappellent le travail de Constantin Brancusi dans son esprit, un artiste qui l’a beaucoup influencé.
Artiste phare de l’École de Nice, Claude Gilli (1938-2015) a considérablement participé à l’affirmation du pop art français. Né à Nice, il se forme aux Arts Décoratifs de la ville. Proche des artistes Albert Chubac, Martial Raysse, Ben mais aussi Arman, César, Farhi et Venet, il produit plusieurs œuvres de « l’aliment blanc » avec Robert Malaval. En 1966 il obtient le prix Lefranc et participe à l’exposition « 12 supers réalistes » à Venise (galerie Del Leone) où il découvre les travaux des « pop » américains. En 1968 il travaille le plexiglas avant de réaliser une série de peinture « aux escargots ». Dans les années 1970 il s’installe à Paris et participe à de nombreuses expositions dont une dédiée à l’École de Nice au Centre Pompidou. La maladie dégénérative dont il est atteint finit par le rattraper et l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant. Il se met alors à développer un travail sur le fer découpé, réalisant des projets de pièces d’extérieur et des sculptures monumentales.